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  • : La Minute Nécessaire de Bridget Kyoto
  • La Minute Nécessaire de Bridget Kyoto
  • : Où sont les esprits décapants qui se moquent de tout, s'amusent de l'urgence et parodient les alternatives ? Quels personnages peuvent incarner les affres et contradictions de l'écologie quotidienne, ses hypocrisies, son jusqu'au-boutisme et ses errements misanthropes ? Personne pour l'instant – à part BRIDGET KYOTO !
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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 11:18

Ça commence à bien faire tous ces gens qui critiquent les marchés. Moi je trouve que les marchés sont beaux. Il faut juste comprendre qu'ils sont comme tout le monde : ils ont leur piti caractère. De temps en temps, ils se sentent menacés, alors ils attaquent. C'est l'instinct ça.

C'est aussi pour ça qu'on les aime, pour ce petit goût de nature vierge et de main invisible (du marché) prête à dégainer.

krach-charlot.jpegNi pitié, ni place pour les faibles, c'est la dure loi de la jungle. Quelle plus grande justice que la force, finalement ? Ah ! que c'est beau, mes amis ! 

Si vous n'aimez pas les bêtes sauvages, il ne faut pas les prendre comme animaux de compagnie, ni leur confier vos économies, aussi ! C'est bien les gens des villes, ça ! Ils adoptent des fauves et ils s'étonnent qu'il y ait des accidents. Ou alors il faut les tenir en laisse mais un marché régulé, vous en conviendrez, c'est comme un lion en cage : c'est un peu triste.

Un marché, c'est fait pour gambader, surévaluer des pans entiers de l'économie, gagner plus d'argent en spéculant qu'en vendant des produits ou des services, faire gonfler de jolies bulles qui s'envolent dans le ciel puis éclatent avec vos économies.

Heureusement, nos gouvernants ne s'y sont pas trompés. Tels de véritables Nicolas Hulot de la finance, ils ont laissé leur farouche liberté à nos grands marchés : ni taxe, ni réglementation, autorisation tacite de marcher sur la tête et de bouffer du pauvre. Comme dans une réserve africaine sauf que là, c'est l'argent qui est sauvage. 

Alors bien sûr, de temps en temps, un pâtre (grec) se fait dévorer son troupeau par des hyènes. Dans ces cas-là, on lui prête de l'argent et il peut tout recommencer sa vie à zéro tranquillement. 

Lorsqu'un grand fauve ou une banque est blessé, par contre, les gouvernants interviennent hyper-vite pour le soigner.  Normalement, il faudrait le laisser se débrouiller tout seul, c'est ça la loi du marché, non ? Mais bon, pfff, faut pas être psycho-rigide non plus, hein : en France, on protège les animaux.

Malheureusement, le fier marché sauvage et libre a ses ennemis. Certains voudraient l'éduquer, le civiliser, le taxer pour l'empêcher de spéculer à tort et à travers. Ils voudraient l'empêcher et de ruiner inutilement des millions de gens sous prétexte qu'il est parfois un peu foufou, le coquin.

Ils disent même que le marché n'a aucune raison de rester sauvage, pas plus que nous ne le sommes nous-même. Ces salauds-là voudraient aussi que le marché possède une sorte de code de la route : un code dans lequel on est libre d'aller où on veut mais où il faut respecter certaines règles.

moutonloup.jpg

Non ! Un marché ça doit rester comme un ours dans les Pyrénées ou un loup dans les Alpes : sauvage, libre et indomptable dans le soleil couchant, quitte à ce que quelques moutons y passent.

Et tant pis si les moutons, c'est nous.

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Published by Eric la Blanche - dans Bulletins d'humeur
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commentaires

David Wynot 23/05/2010 22:42



Ah merci de voir enfin la collusion des 2 idéologies NATURE & MARCHES, et nos poilitiques sont bien imbéciles (ou pire complices) de nous avoir vendu les MARCHES comme un processus naturel
donc bon et autorégulé comme la nature.


Ce qui ferait bien rigoler un agriculteur si c'était clairement déclaré. La nature n'est ni bonne ni autorégulée


C'est encore la faute à Rousseau (mal compris d'ailleurs).


Et je vous félicite du ton voltairien qui m'a fait jubiler.


Je faisais ce parallèle NATURE/MARCHES vers 2006 dans un blog maintenant inaccessible.


Stiglitz nous l'a révélé, le FMI raisonnait de façon tout à fait idéologique en appliquant le libéralisme, la lois des marchés, la loi du plus fort, la loi de la jungle comme si c'était un vérité
éternelle.


Bonne soirée


David



Veig 21/05/2010 09:44



Bah vous savez ce que c'est : ça me rappelle ces braves gens qui promènent leur gentil Rottweiler sans laisse ni muselière, l'animal se précipite évidemment sur le premier jogger venu ou la
première passante mais il n'est jamais méchant, il est juste "un peu foufou" et a envie de faire connaissance, éventuellement en croquant un mollet au passage. Quel monstre sans coeur
resterait insensible à ces élans d'affection animale ?


Lequel d'entre nous n'accepterait pas de se faire dépouiller un peu de ses économies puis de ses impôts pour participer à l'éducation des banques, dont les élans d'affection envers les marchés
devraient leur servir de leçon jusqu'à la prochaine fois ? C'est tellement beau de les voir folâtrer ensemble...



YAB 20/05/2010 22:05



Nicolas Hulot de la finance... MDR



ingerlaat 13/05/2010 09:52



cette justesse de trait vous honorerait si elle était exceptionnelle. Or cela commmence à devenir une habitude. Sachant que toutes les habitudes ne sont pas forcément mauvaises, alors un grand
bravo et longue vie à votre verbe acerbe.


Au plaisir de vous lire.



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