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  • : La Minute Nécessaire de Bridget Kyoto
  • La Minute Nécessaire de Bridget Kyoto
  • : Où sont les esprits décapants qui se moquent de tout, s'amusent de l'urgence et parodient les alternatives ? Quels personnages peuvent incarner les affres et contradictions de l'écologie quotidienne, ses hypocrisies, son jusqu'au-boutisme et ses errements misanthropes ? Personne pour l'instant – à part BRIDGET KYOTO !
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 11:14

J’aime bien les ministres de l’intérieur. En général. Et surtout ceux qui se félicitent des chiffres de la délinquance, forcément en baisse. Tous les six mois, notre ministre – quel qu’il soit - prend la parole et explique que grâce à son action, la délinquance a baissé, la preuve par les chiffres.

Il paraît que les chiffres ne mentent pas. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que les menteurs chiffrent. Parfois, ils demandent même aux policiers de le faire à leur place.

Il s’agit de faire oublier que les chiffres de la délinquance et la délinquance, ce n’est pas la même chose. Tout comme le sentiment d’insécurité – qui n’est pas l’insécurité.


Mais bon, les chiffres sont aux ministres ce que les lampadaires sont aux ivrognes, ils servent d’appui, pas d’éclairage.

 Victor Hugo avait une jolie formule, lui qui disait qu’ouvrir une porte d’école, c’est fermer une prison. Ce qui m’étonne, donc, c’est que le ministre de l’éducation ne soit pas convié à ce genre de cérémonie, lui qui est directement responsable de la délinquance future.

Dans le même ordre d’idée, on pourrait également convier les ministres de l’emploi, de la ville et de l’économie, ça permettrait d’envisager la lutte contre la délinquance à la source et de façon un peu plus collective, genre : on est un team, quoi, tu vois.

pasqua.jpgEt la vraie délinquance, me direz-vous ? Mais on s’en fout ! vous répondrai-je : c’est une chose trop sérieuse pour la laisser à un ministre de l’intérieur, ça ne se règle pas à coup de prisons, justement, ça se saurait, sinon.

La prison, c’est comme l’aspirine, ça soigne les symptômes, pas la maladie.

Mais non, nos hommes politiques sont bien plus préoccupés par les prisons que par les écoles, probablement parce qu’ils ne retourneront jamais à l’école alors qu’en prison…

  

(à suivre)

 

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Published by Eric la Blanche - dans Bulletins d'humeur
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