Je suis comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois et, avec mon chauffage à fond et mes deux pulls, je n'ai pas trop l'impression que ça se réchauffe, franchement. Alors bien sûr, moa, je ne suis pas un scientifique, ni l'un de ces bobos intellos écolos branchés - mais ce n'est pas pour autant qu'on va me faire gober n'importe quoi pour me culpabiliser.


Non, je les connais bien, les gauchos avec leurs théories et leurs histoires de complots pour nous empêcher de consommer librement. L'écologie, c'est comme les pastèques : vert à l'extérieur, rouge dedans.

Je veux des preuves. Les glaciers fondent ? Pas de partout. La banquise aussi ? Pas de partout. Il fait plus chaud qu'avant ? Rien remarqué.


J'attends.


Je ne me laisse pas manipuler facilement, moi, je suis comme Claude Allègre : un étalon sauvage, épris de grands espaces, je galope la crinière au vent, je me cabre et je hennis... heu... comme ça : hi hi (hennissement de liberté farouche).


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Je ne suis à la solde de personne. Je ne travaille pas pour un lobby écologiste dirigé en sous-main par les paysans bio, des barbus en sandalettes ou des idéologues de la peine-à-jouir.


On me dit que certaines espèces animales auraient modifié leur comportement : oiseaux migrateurs qui ne migrent plus et zones d'habitat qui remontent vers le nord ? Je réponds : je l'attendais celle-là.


Les animaux modifient leur comportement, gnagnagna, et ça, ce serait la preuve qu'il y a bel et bien un réchauffement ? Et pourquoi ? Parce que les animaux n'obéissent à aucun lobby, genre, les animaux, eux, ils sont objectifs, me dit-on.


Qu'est-ce que vous en savez ? Qui vous dit qu'on ne les a pas attirés vers le nord avec de petites noisettes ? Ou même avec de petites tartines ? Rien de moins objectif qu'un animal, franchement : tu lui balances un bout de hot dog pourri et hop, il déboule tout jouasse. Tu souffles dans un appeau le cri de la femelle en rut et hop, voilà ton volatile qui se précipite sur toi en te prenant pour une chaudasse, la langue pendante mais pas la queue.


Surtout que les écolos - ça on ne peut pas leur reprocher - ils s'y connaissent en bestiaux : et vas-y que je te dépense l'argent des contribuables pour faire une thèse sur la digestion des mulots bicolores ou une étude sur le chant suave des colverts à fouffe bleue. Ça, ils savent faire.


Alors c'est facile pour eux, après, de se mettre les bestioles dans la poche et de les faire venir chez nous. Et après hop : c'est encore la faute au réchauffement.


Trop facile.


Alors j'attends toujours des preuves, moi. Des vraies.